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au fil des sentiers
De la Gascogne aux Pyrénées, venez découvrir le Pays des Coteaux et ses étendues vallonnées offrant une nature généreuse et préservée
Notre pays compte plus de 400 kms de sentiers balisés que vous pourrez parcourir à pied, en vélo ou à cheval. La plupart de ces chemins passent par nos hébergements.
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la Passejade de la Saint Jean
La « Passejade 2007» aura lieu le samedi 16 juin prochain , départ à Villembits
pique nique de midi à Sère rustaing avec visite de l'eglise par André, notre specialiste monuments ,histoire de Rustan
La « Passejade » est agrée par la FFRP (Fédération Française de randonnée pédestre) et nous vous proposons des parcours balisés pour les randonneurs à pied, en VTT à cheval et & aussi en calèche.

Sère Rustaing (Canton de Trie sur Baïse)
Village Bigourdan situé sur la rive gauche du Bouès affluent de l'Arros, lui-même affluent de L'Adour. Voilà l’étape de la prochaine « Passéjade ». (Mot gascon signifiant promenade mais aussi randonnée.) Bâti à flanc de coteau face à l’est. Son altitude est de 400m. Superficie 529 ha. et une population de 111 habitants avec un Maire jeune et dynamique. Telle est la carte d’identité de ce lieu de rendez-vous du 19 Juin 2007.
Dénomination Historique : -Sère Rustaing
En 1313 s’écrivait De Sera in( Debita Regis Navarre)
En 1552 « Sère prez de Villembitz »
En 1560 « Sere-lez Mun »
En 1770 Sère Rustain in (carte de Cassini)
Ce sont là les principales acceptions du Nom. Le mot de Sère dériverait du latin Cella (Chambre, hermitage) les deux « LL » du latin se transformant en « R » en Gascon. Quant au mot de Rustaing il viendrait du gascon « Arrostanh » lieu traversé par la rivière « Arros » à Saint Sever de Rustan. On trouve ce mot dans de nombreux documents dès 1022 in Charte de Saint-Pé de Bigorre .L’orthographe avec le temps finit par varier entre autres : Rustan, Rustain,Rustaing….
En 1310 Sère fut transformé en Bastide par « Auger de Villembits », domicellus, du village voisin de Villembits(dont nous parlerons dans un prochain article comme étant le point de départ de notre randonnée). Cela aurait dû être une bastide seigneuriale par opposition aux bastides royales érigées tout près comme Rabastens de Bigorre en 1306,Tournay en 1307 ,Trie sur Baïse 1322 , Saint Luc 1322, tous ces lieux-dits situés à quelques kilomètres les uns des autres. Est-ce la concurrence, est-ce le léger essoufflement dans l’accroissement de la population, déjà amorcé à ce moment-là ? (Comme le prétend Maurice Berthe dans son ouvrage « Le comté de Bigorre »un milieu rural au bas moyen âge, page 50), toujours est-il que le contrat de paréage ou acte de fondation qui se trouve aux archives du Séminaire d’Auch , fut retenu par Vital de Sparvène, notaire de Sadournin , le lundi après Noël 1310, au lieu même de Sère. Le seigneur pareager cédait à ceux qui venaient s’y établir des droits de jouissance sur ses forêts, des terres pour bâtir, des terres à cultiver, sous la redevance d’un setier d’avoine par feu et moyennant le cens annuel en blé ou en millet… Malheureusement de toutes ces belles promesses et de la bastide même, quelques années plus tard, il ne reste plus rien. A-t-elle seulement commencé son extension ? Vraisemblablement, car déjà en 1313, trois ans après sa naissance,elle comptait 26 familles ou n’a-t-elle pas réussi à se développer davantage ?
En tout état de cause, c’est une bastide totalement avortée. Et la population actuelle n’est pas plus importante qu’elle n’était alors. Même si elle a atteint 241 habitants en 1806. Les archéologues ont en outre repéré 2 mottes féodales sur son territoire : celle du château et celle du « Tucoulet de las baques »
Blason
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« D’azur au mont cousu de sinople sommé d’une croisette latine d’argent, surmonté d’un soleil d’or » « Sère veut dire que là le ciel est serein, pur et calme ; le soleil y brille de tout son éclat dans un ciel très bleu et le matin il fait briller les gouttes de rosée. …. »voir le petit livret à l’Office de Tourisme de Trie sur Baïse : « Itinéraires découverte à travers les villages du Pays de Trie. »
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Eglise Saint-Barthélémy

Ce magnifique petit village de la vallée du Bouès peut s’enorgueillir de posséder outre des fresques du XVIe siècle, un retable classé au patrimoine des monuments historiques depuis le 5 Septembre 1984. L’église de Sère abrite un ensemble maître-autel, tabernacle, retable, remarquablement restaurés. Ce chef-d’œuvre attribué, pour sa partie la plus ancienne, à l’aîné des Ferrère au XVIIe tout au moins dans sa partie tabernacle, a été remanié au XIXe lors de la mise à hauteur de l’église. Deux grands panneaux, sculptés en bas relief, sont consacrés à la vie de Saint Barthélémy .
L’ensemble mérite un petit détour et une visite que vous pourrez effectuer le Jour de la « Passéjade » le 16 Juin. Le retour au point de départ se fera par un chemin que les gens du pays dénomment le « Chemin de César ». Chemin dont nous reparlerons par la suite.
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Si Sère-Rustaing est situé sur la rive gauche du Bouès, affluent de l’Adour, Villembits est situé sur la rive gauche du Lizon affluent de la Baïse, elle-même, affluent de la Garonne. Cela signifie qu’il passe entre les deux villages, pourtant limitrophes, une ligne de partage des eaux des bassins Adour et Garonne. Notre village est ,lui aussi,bâti a flanc de coteau orienté au soleil levant tout comme Sère-Rustaing son altitude moyenne est de 320m et sa superficie de 525 Ha. Les similitudes sont assez nombreuses et il y a comme une parentée.
Dénomination historique.
Tout comme pour Sère-Rustaing, la 1ere fois que le nom de Villembits apparaît,c’est au XIe siècle. in (le Cartulaire de Saint-Pé).
Les variations dans l’orthographe du nom sont nombreuses depuis cette époque :
Billembitz en 1243 (Monlezun livre VI page 367)
Biele Embiz 1260 (ADHP H47)
Vilambitz (1313 Augerius de Vilambitz possédait Sère-Rustaing dans la Baylie de Goudon (Le Comté de Bigorre, un milieu rural au bas moyen âge par Maurice Berthe SEVPEN page 127) C’est ce même Auger de Villembitz qui voulut faire une Bastide du lieu même de Sère-Rustaing.
Bielambitz 1429 (Censier)
Villambis (1736 Registres paroissiaux)
Villambits (1770 Carte de Cassini)
« Le château de Villembitz, longtemps possédé par la famille de Soréac, se présentait sur une grosse motte circulaire entourée d’un fossé qui portait encore il y a 100 ans un manoir classique du XVIIIe » (Bigorre et quatre vallées, T2, page 839).
Mais si le nom a maintes fois changé d’orthographe la population a elle aussi varié :
1641 = 100 feux
1695 = 56 feux ( que s’est-il passé pour une telle chute ?)
1806 = 464 habitants
1911 = 281 habitants
1936 = 204 habitants
1999 = 113 habitants
Le Blason :
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« D’Azur à la tour d’Argent » écu certainement lié à la présence du château évoqué plus haut. Une école d’agriculture : « Création le 13 Novembre 1894 d’une école pratique d’agriculture…. Cette école fut un temps un centre de recherches et de lutte contre les maladies des arbres fruitiers et en particulier du châtaignier . L’école ferma pendant la 1ere guerre mondiale victime du départ à la guerre de ses jeunes élèves » (Itinéraires découverte O.Tourisme de Trie sur Baïse)
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Le village, situé à la périphérie de quelques centres plus importants, semble bien renaître, témoin cet atelier de mécanique générale de haute précision, qui s’est installé ici depuis quelques mois, attirant par là- même de nouveaux habitants, à la qualification professionnelle importante.
Lamarque Rustaing.
Petit village du Rustaing,tant par la population,53 habitants, que par sa superficie 279 hectares. Village fort ancien, comme ses voisins Villembits et Sère-Rustaing.
En 1300 dans l’Enquête de Bigorre, on le trouve sous le nom de « De Marca » et par la suite « en 1313 De Lamarqua » dans le « Debita Regis Navarre »
1429 La Marque dans le Censier de Bigorre
1762 Lamarque Roustain dans les registres paroissiaux.
Ethymologie
En gascon ou latin « Marca » signifie :hameau, quartier éloigné du bourg, lieu situé à l’écart, à la limite .
En gascon La Marca d’Arrostanh.
Surnom
Le surnom donné à ses habitants est « Burla-Gleisas » « Brûle-Eglises ». « Le Terrier de Lamarque » de 1754 mentionnait une église et un cimetière abandonnés… au lieu-dit « Gleize-Vieille » sur une élévation de terre…en bordure de la route de Sère-Rustaing à Villembits. »
En 1981, avant un arasement, on organisa une fouille qui permit de mettre à jour les substructures de l’église, du cimetière. A l’ouest de celle-ci ,l’arasement a détruit les restes d’une motte féodale, où ont été découverts des tessons de poterie d’époque gallo-romaine…des fragments de dalles…en marbre blanc…et plusieurs morceaux de colonnes » Ce site semble avoir été occupé dès le Néolithique.
Blason
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« De gueules aux trois coquilles d’or, au chef aussi de gueules chargé de quatre pals d’or. »
L’origine d’un tel blason il faut la chercher dans la famille de Manas (à l’écu de gueules rouge, orné de trois coquilles d’or) a eu juridiction sur ces terres ; par alliance avec la Maison de Foix, elle y ajouta 4 pals d’or sur fond de gueules.
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Bibliographie
« Itinéraire Découverte Pays de Trie » (Office te Tourisme de Trie sur Baïse)
« Bigorre et Quatre Vallées » par J.F Le Nail et J.F. Soulet. SNERD 1980
« Histoire du Canton de Trie » par Charles Brun et J .Maumus C.Lacour Editeur
Nimes Collection Redivivia.
« Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées » par Michel Groclaude et J.F. Le Nail Editions Conseil Général des H.P.
« Dictionnaire topographique du département des Hautes Pyrénées ». Par Louis
Antoine Le Josne Editions 1865 Société Académique des H.P.
« Un chemin baroque Hautes Pyrénées » par F.C. Legrand, F.Marcos et M.Saulière. Editeur : Abbaye Notre Dame. Librairie SILOE Tournay. 1995.
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Informations auprès de Corinne à L’Office de Tourisme de Trie sur Baïse au 05 62 35 50 88
Inscriptions sur place aux randonnées (5euros)
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